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Ciba, le chimiste décomposé

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Le groupe suisse supprime 2 500 postes, soit un sixième de ses effectifs.

Publié le 18/08/2006 à 22h58

Mauvaise surprise pour les 15 500 salariés du géant chimique suisse Ciba, une des trois entreprises nées de la fusion en 1996 entre les sociétés Ciba-Geigy et Sandoz. Hier, lors de la présentation de ses résultats semestriels, le fabricant de la peinture rouge des Ferrari a annoncé la suppression de 2 500 postes, soit un employé sur six, dont une partie sera le fait de licenciements secs. Normal, selon les analystes de la banque suisse Lombard Odier Darier Hentsch : «Les entreprises chimiques doivent réduire leurs coûts pour rester compétitives.»

De fait, les groupes chimiques se font une concurrence féroce, par exemple pour mettre la main sur l'industrie chinoise du BTP, sur fonds d'augmentation des prix du pétrole : «Une hausse de 10 % du prix du pétrole représente une baisse de 0,7 % des marges dans la chimie de spécialités», indique un autre analyste. Cette nouvelle restructuration, baptisée «Operative agenda» est la quatrième en cinq ans. La précédente baptisée «Shape» n'est même pas terminée et prévoit la suppression de 950 emplois d'ici 2007. Ciba traverse une longue période de crise qui l'a décidé à se recentrer sur son métier de base (plastiques, laques et colorant). En février, le groupe suisse a ainsi vendu sa division textile à son concurrent américain Huntsmann. Celle-ci employait 3 300 personnes.

Dans le collimateur des syndicats suisses, Ciba est également dans celui de Greenpeace : les écolos lui reprochent, ainsi qu'à ses collègues chimistes Nova

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