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Saint-Bernard 10 ans

Jean-François Roubaud «Des quotas par branches»

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Et demain? Jean-François Roubaud président de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises).

Publié le 23/08/2006 à 23h01

Dire qu'il y a un besoin de main-d'oeuvre étrangère qui justifierait le flux de travailleurs sans papiers, ce n'est pas une solution. Il faut d'abord plus de moyens pour lutter contre le travail au noir et l'immigration clandestine, qui sont liés et ne créent pas d'emplois. Plus de contrôles aux frontières, et aussi des services de l'Etat, comme l'inspection du travail, plus efficaces. Il y a entre 250 000 et 300 000 emplois non pourvus en France, en majorité dans les PME. Avant d'avoir recours à la main-d'oeuvre étrangère, notre priorité est de trouver les salariés parmi les 3 millions de chômeurs. Il faut remettre les gens au travail en les formant et en faisant en sorte que l'emploi soit plus incitatif que les revenus de l'assistance. Les nouveaux contrats mis en place par le gouvernement vont dans ce sens. Chaque branche doit évaluer ses besoins et, si elle ne trouve pas sur le marché du travail français, elle peut faire appel à des salariés immigrés avec des quotas par types d'emploi. Ce travail d'évaluation n'a jamais été fait mais c'est possible, si les branches prennent leurs responsabilités. BTP, hôtellerie-restauration, etc., pour les principaux secteurs concernés, on peut avoir recours à une immigration régulière. On manque, par exemple, de couvreurs. La Bulgarie et la Hongrie ont des spécialistes qui travaillent avec les mêmes méthodes de construction et viennent sans problème travailler en France. Dans ces conditions, on pourra avoir une immigration intelligente

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