Menu
Libération

Petits prix en petite forme

Réservé aux abonnés

En France, le hard discount perd du terrain face à la contre-attaque des grandes enseignes traditionnelles.

Publié le 01/09/2006 à 23h08

Coup de mou sur le hard discount. Pour la deuxième fois cette année en France, les magasins qui vendent des yaourts et de la lessive à très bas prix s'essoufflent : en juin, leur part de marché a reculé, passant de 13,3 % à 13,2 % en un an, selon les chiffres publiés hier par TNS Worldpanel. Un premier signe de ralentissement s'était déjà manifesté en février : TNS Worldpanel indiquait que la part de marché des hard discounters en 2005 ne progressait plus que de 0,1 %, alors qu'elle augmentait régulièrement de 0,5 % par an depuis le début des années 2000. Résultat : au début de cet été, l'allemand Lidl et le français Leader Price reculaient respectivement de 0,1 % et de 0,4 %, tandis qu'Ed (groupe Carrefour) et le britannique Aldi piétinaient à + 0,1 % seulement. Les chalands se sont-ils lassés de faire leurs courses dans des linéaires minimalistes où le vrac est roi ? Pas sûr : «Ceux qui prédisent la fin du discount en France se trompent lourdement», expliquait, au printemps dernier, Jean-Charles Naouri, le PDG des hypermarchés Casino et de l'enseigne de hard discount Leader Price.

Fidélisation. Mais ceux qui ont enterré un peu vite les bons vieux hypermarchés du style Carrefour, Leclerc ou Auchan vont devoir refaire leur copie. Sous la pression des pouvoirs publics, qui veulent que les grandes enseignes baissent leurs prix, et aiguillonnés par la montée en puissance de la concurrence hard discount, nos chères têtes de gondole ont appris à contre-attaquer. Chez Carre

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique