Le déficit du commerce extérieur de la France s'est dégradé, en juillet, sous l'effet d'un repli massif des exportations, à 3,7 milliards d'euros, contre 2,375 milliards en juin. Selon les Douanes, sur les douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 26,914 milliards d'euros. Les exportations industrielles, «très dynamiques au premier semestre, reculent de près de 1 milliard d'euros», notent les Douanes, qui expliquent cette évolution notamment par «le reflux des ventes de téléphonie mobile», qui «retrouvent leur niveau habituel après un premier semestre exceptionnellement élevé».
Hors téléphonie mobile, cependant, «les exportations d'équipements professionnels demeurent à très haut niveau», en particulier «les livraisons aéronautiques à l'Allemagne, qui s'accélèrent avec la réorganisation des programmes d'Airbus». En revanche, en matière de ventes d'Airbus, juillet fait moins bien que juin, avec 19 appareils vendus, contre 24 en juin.
Alors que les exportations ont dégringolé, les importations, elles, ont grimpé de près de 3 %, à 35,396 milliards d'euros (contre 35,061 en juin). Les importations industrielles poursuivent leur progression, notamment les achats pharmaceutiques. Et le montant des achats énergétiques s'accroît à nouveau, avec une poussée des approvisionnements en produits raffinés. Relativisé par la ministre déléguée au Commerce extérieur, Christine Lagarde, qui y voit un «réajustement» mais pas un «retournement de t




