La CFDT avait prévenu : si ça bloque cette fois, on n'y retourne pas. Et ça a bloqué : les négociations entre les employeurs et les syndicats de l'hôtellerie et de la restauration se sont soldées vendredi sur un constat d'échec. Cette troisième séance en moins d'un mois n'a pas abouti à rapprocher les points de vue entre les deux camps sur la question du temps de travail et des heures supplémentaires dans un secteur qui emploie pas moins de 800 000 salariés.
«Tsunami». Si tous les contacts ne sont pas rompus, l'affaire paraît malgré tout mal emmanchée pour aboutir avant le 9 octobre. Date redoutée entre toutes tant par le patronat que par le gouvernement voire une partie des syndicats. C'est ce jour-là en effet que le Conseil d'Etat, saisi par la CFDT, doit rendre sa décision sur l'accord de juillet 2004 portant de 35 à 39 heures la durée du travail dans ce secteur. Et si comme cela est fort possible, la haute juridiction administrative l'invalide (lire encadré), les employeurs du secteur pourraient être contraints à payer rétroactivement à leurs employés dix-huit mois d'heures supplémentaires. Autant dire un «tsunami», pour ce secteur qui pleure déjà par avance la perte du chiffre d'affaires liée à l'interdiction de fumer, l'absence de TVA adoucie promise par le gouvernement, etc.
D'où l'importance de la négociation de vendredi : si la CFDT avait obtenu gain de cause sur la question des heures supplémentaires, elle aurait abandonné son recours au Conseil d'Etat. Oui mais voi




