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Ajet peut voler sous haute surveillance

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Malgré un crash en 2005, la compagnie chypriote a évité son inscription sur la liste noire de l'UE.

Publié le 14/10/2006 à 23h41

Bruxelles (UE) correspondance

Tout est bien qui finit bien... Enfin, pour la compagnie chypriote Ajet, qui vient d'échapper de justesse à son inscription sur la liste noire des transporteurs interdits au sein de l'Union européenne, car, pour les passagers aériens, le doute est permis. Il n'y aura pas de mesure immédiate d'interdiction mais une surveillance très stricte, a expliqué jeudi Jacques Barrot, le commissaire européen en charge des Transports, à qui revient in fine la décision. La compagnie à bas prix Ajet ­ ex-Helios Airways ­ s'était fait connaître par le crash d'un de ses Boeing, en août 2005 près d'Athènes, qui avait fait 121 victimes.

L'exécutif européen était pourtant à l'origine de la demande d'inscription. Mais, en fin de semaine dernière, lors de la réunion des experts nationaux des Etats membres, destinée à actualiser le registre créé en mars par l'UE, il fait volte-face. Pour éviter d'être la première compagnie aérienne figurant sur la liste européenne des transporteurs jugés dangereux, Ajet vient en fait de dire oui à toute une série d'engagements à brève échéance pour régler les problèmes mis au jour. Parmi les garanties apportées, l'interdiction pour la compagnie de voler en cas de mauvaise visibilité. En revanche, la procédure d'infraction lancée par la Commission européenne à l'encontre des autorités chypriotes pour non-respect de la législation européenne relative à la surveillance des compagnies aériennes est toujours en cours.

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