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Libération

Suez et GDF toujours aussi fusionnels

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Les deux groupes tentent de rassurer alors que Pinault confirme qu'il jette l'éponge.

Publié le 14/10/2006 à 23h41

Après une succession de journées mouvementées, le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, a voulu remettre quelques points sur les i vendredi : non, le projet de fusion avec Gaz de France n'est pas menacé, a-t-il dit en substance. Oui, le pôle environnement a toute sa place dans le nouvel ensemble. Les informations sur les exigences de la Commission européenne en matière de cessions d'actifs dans le cadre de la fusion Suez-GDF ainsi que sur l'intérêt supposé de l'homme d'affaires François Pinault ont, ces derniers jours, modifié le climat, de sorte que la question de la poursuite du processus s'est trouvée posée ouvertement.

«Je suis confiant dans notre capacité avec Jean-François Cirelli, le PDG de Gaz de France, à trouver les bons remèdes qui satisferont la Commission européenne», a dit Gérard Mestrallet dans un entretien diffusé sur BFM. Il a souligné que Suez et GDF souhaitaient des remèdes «totalement compatibles avec la logique industrielle» du rapprochement. Et d'annoncer dans la foulée, dans un communiqué commun GDF-Suez, qu'ils étaient prêts à céder la totalité de la filiale de Suez Distrigaz. En revanche, Gérard Mestrallet a défendu son pôle environnement, alors que François Pinault a confirmé avoir étudié une offre avec Enel en vue de récupérer cette activité (libération du 13 octobre). Vendredi, dans un communiqué du groupe Artémis, holding de Pinault, on pouvait lire que ce projet n'était «plus d'actualité à ce jour». Dernier acte : ce

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