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Interview

«Il y a d'autres sources d'énergie que la Russie»

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Publié le 21/10/2006 à 23h46

Bruxelles correspondance

Alors que l'Union européenne cherche à conclure un partenariat stratégique avec la Russie en matière énergétique, les Vingt-Cinq, réunis en Finlande depuis vendredi pour un sommet européen (lire ci-dessous), sont divisés sur l'attitude à adopter face à un partenaire de plus en plus autoritaire. Andris Piebalgs, commissaire européen chargé de l'énergie et ancien ministre des Finances de Lettonie, son pays d'origine, reste d'une grande prudence vis-à-vis de Vladimir Poutine.

La dépendance énergétique de l'Union ne risque-t-elle pas d'être utilisée par la Russie comme arme politique ?

Non. Je dirai même que la Russie est plus dépendante de nous que nous ne le sommes d'elle, car elle n'est pas notre seule source d'approvisionnement. Par contre, nous représentons pour elle une source de devises importante, et l'énergie reste un secteur clé de son économie. Mais si son gaz est moins cher, pourquoi ne pas l'acheter ?

En coupant le gaz à l'Ukraine, en décembre, la Russie a pourtant montré qu'elle pouvait utiliser cette arme.

Ce conflit était d'abord commercial. De plus, la Russie a reconnu avoir commis une erreur et en a tiré les leçons. Je suis sûr que cet hiver il n'y aura aucune interruption d'approvisionnement. La Russie est un partenaire fiable.

Les entreprises européennes ont tout de même connu plusieurs revers ?

C'est vrai que l'environnement juridique n'est ni transparent ni sûr. Or cette stabilité est nécessaire pour les investissements. C'est ce que nous

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