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Intelligence peu économique

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Publié le 13/11/2006 à 0h03

C'est la salle où Madame de Pompadour donnait autrefois des bals. Aujourd'hui, une quinzaine d'élèves se forment à l'intelligence économique (IE), ordinateur wi-fi sur leur bureau ambulant. Le bureau du directeur de l'école est l'ex-chambre de la favorite du roi, le fond de la pièce est le dernier mur du château de Versailles.

Le lieu est d'exception, l'école (1) assez sélect. La quinzaine d'élèves a été choisie sur 67 candidats, quasiment élus sur leurs capacités à intégrer à la fin de l'année une entreprise. «Ce sont tous des gens enthousiastes, créatifs, des enfants de l'information, en somme», explique Benoît de Saint-Sernin, directeur et fondateur de l'Ecole européenne d'intelligence économique. Niveau bac + 4 voire bac + 5, ils viennent de Toulouse, Bordeaux, Paris, et aussi de Serbie ou du Canada, pour suivre ainsi les cours de spécialistes de l'IE comme François Jakobiak et apprendre à rechercher, traiter et diffuser l'information au sein des entreprises. Cette formation sera bientôt accessible en droit individuel à la formation.

«Google offre 5 % seulement de connaissances, explique Benoît de Saint-Sernin, nous apprenons à nos élèves à aller plus loin dans la recherche en leur fournissant notamment la méthodologie.» Etonnamment, les élèves n'ont que deux jours de cours par semaine, le reste est consacré à des cas pratiques de résolution de dossiers, où les élèves plantés dans la réalité deviennent alors des sous-traitants. «Nous répondon

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