Pékin de notre correspondante
Le géant bancaire Citigroup a gagné la bataille à trois milliards de dollars contre la Société générale pour le rachat de la Guangdong Bank chinoise, a annoncé hier un porte-parole de la banque américaine. Le groupe français, associé dans un consortium avec deux poids lourds chinois, Baosteel (acier) et Sinopec (pétrole), a gardé jusqu'au bout l'espoir de l'emporter, mais il a été coiffé au poteau par les Américains, qui ont modifié in extremis leur montage.
Inflexibilité. IBM rentre finalement dans leur consortium à hauteur de 5 %, à la place d'Associate First Capital, filiale de Citigroup, que les Américains ont tenté d'imposer pour contourner la règle chinoise qui limite à 20 % la part d'un même investisseur étranger dans les banques locales. Au départ, ils avaient poussé leurs exigences à 40 %, puis les ont révisées à la baisse devant l'inflexibilité des autorités chinoises. La manoeuvre de dernière heure a permis à Citigroup, associé à State Grid of China et à l'assureur China Life, de rentrer dans les clous et de proposer un montage légal aux yeux des Chinois.
Endettée. La compétition a duré plus d'un an et a dépassé de deux mois le dépôt officiel des offres à la grande contrariété de la Société générale, qui avait bouclé son attelage depuis des mois. La semaine dernière, des membres du consortium franco-chinois, pressentant la défaite, avaient réclamé que les autorités se montrent plus «transparentes» dans le choix du candidat. C'est




