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Libération

«A côté de la plaque une fois sur deux»

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Publié le 27/11/2006 à 0h14

Carole est une petite dame plutôt mince, ses cheveux fraîchement permanentés donnent l'impression qu'elle sort tout juste de chez le coiffeur. A ses côtés, son avocat, défenseur des journalistes, à sa gauche, l'avocate de la défense, représentant un groupe de presse puissant.

Embauchée en mai 2004 par un magazine de programmes télé à parution bimensuelle, Carole avait auparavant passé sept ans au Film français,«elle était une journaliste reconnue par la profession», commente son avocat. Quand elle apprend qu'un de ses amis est nommé à la rédaction en chef d'un nouveau magazine de télé, elle lui envoie un mail de félicitations, ajoutant : «J'aimerais bien que tu m'appelles quand tu veux.» Ce qui est, pour l'avocat de Carole, «un simple mail de reprise de contact» est considéré comme un véritable appel du pied par la défense du groupe de presse. «Elle est débauchée en février 2004, et est nommée rédactrice en chef adjointe, à 5 000 euros brut par mois, explique l'avocat de la journaliste, car on reconnaît parfaitement ses compétences.» En 2004 jusqu'au début 2005, Carole anime la rédaction sans reproches. Il n'y a qu'un poste qui pose problème : celui de chef de l'édition, qui a changé quatre fois. «Dans ce mag, c'est une vraie pagaille», commente son avocat. La direction met toutefois sur le dos de Carole ce turn-over déstabilisant. Elle reçoit un courrier en février 2005 lui indiquant son manque de légitimité, de conscience pro

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