Lui, ses employés, il les prend plutôt pas trop loin du magasin. Jérémie Catherine, jeune patron du supermarché Atac de Noisy-le-Grand, préfère que les salariés évitent les aléas des transports en commun, vu qu'il ouvre tôt et ferme tard, du lundi midi au dimanche midi. «Les gens abandonnent souvent à cause des horaires, regrette-il, mais on doit s'adapter aux clients, qui viennent de plus en plus tard.» Atac emploie une cinquantaine de caissières et d'employés libre-service dans ses rayons. Des boulots «pas compliqués, ça s'apprend en trois mois», dixit le patron. De quoi satisfaire les habitants à la recherche d'un job en CDI. Et pourtant, recruter n'a rien d'une partie de campagne et le chef d'entreprise se retrouve à gérer des démissions du jour au lendemain.
«Très déçu» par les services de l'ANPE («les gens qu'ils m'envoient viennent pour un tampon»), Jérémie Catherine a été démarché par C2DI 93, une association qui aide les entreprises du département à dégoter et à garder des salariés du coin. «Au début, j'ai cru à une arnaque : ils travaillent pour moi gratuitement et me présentent des gens hypermotivés. L'intérêt, c'est qu'ils s'adaptent totalement à mes besoins, ils passent du temps à étudier le poste et ça leur permet de faire un bon écrémage des candidats. Une personne de l'association assiste à l'entretien, du coup le candidat est moins intimidé. Et puis il y a un suivi au début, c'est le plus important : 50 % de la réussi




