Le Havre de notre correspondante
Le Havre à l'heure des échanges entre l'Europe et la Chine. Près de 500 décideurs économiques et industriels de quelque 300 entreprises chinoises et européennes, ainsi que leurs délégations et institutionnels, débarquent dès aujourd'hui aux docks. Trois jours pour une première convention d'affaires. Pourquoi au Havre ? Parce qu'«à Deauville il n'y a pas de conteneurs», rétorque Gérard Mercher, directeur du comité d'expansion Le Havre Développement et organisateur de cette opération. De fait, la Chine et le port où Colbert créa la Compagnie des Indes orientales entretiennent de vieilles relations d'affaires. Dès le XVIIe siècle, les bateaux à bois y importent thé, porcelaine et soie. Aujourd'hui, deux navires par jour (en moyenne) partent ou arrivent de Chine, avec à leur bord 310 000 conteneurs EVP (équivalent 20 pieds) en 2005. Soit un volume en augmentation de 23 % par rapport à 2004. La Chine représente désormais 17 % du trafic total de conteneurs au Havre.
Dans ces énormes boîtes, il y a des téléviseurs et des home-cinémas, des moteurs électriques, des articles en cuir, des instruments de musique et des objets en plastique, selon le classement par valeur effectué par les Douanes. Pour une valeur marchande de plus de 2 milliards d'euros. Au total, 605 000 tonnes ont été importées au premier semestre 2006. En augmentation de 47 % par rapport à l'année précédente. Il y a aussi des jouets, du textile. Et des contrefaçons. Plus de 8 000 m




