Toulouse de notre correspondant
L'annonce faite hier par le quotidien la Tribune selon laquelle les A320 pourraient n'être plus fabriqués qu'à Hambourg, en Allemagne, n'a guère affolé les troupes d'Airbus à Toulouse. La production du nouvel A320 New Short Range (NSR) n'est pas pour demain. Et, dans l'immédiat, avec 1 010 appareils en commande, aucun syndicaliste n'imagine que la production de l'actuel A320, qui mobilise 50 % des effectifs, puisse être déménagée outre-Rhin. Le site toulousain de l'A320 est «en pleine montée de charge», constate Julien Talavan de FO. Un transfert signifierait, selon lui, «des heures supplémentaires pour Hambourg et du chômage pour Toulouse. Nous nous y opposerions par le conflit au besoin». Si le NSR doit être assemblé en Allemagne, ajoute-t-il, Toulouse voudra en construire une partie. Car l'A380 en panne et l'A330-340 ne suffiraient pas au reclassement des 8 000 salariés que l'A320 fait travailler en France.
«Airbus n'est plus une entreprise nationale mais européenne», remarque toutefois le délégué CGT, Georges Daoud. Lui veut bien comprendre que les monocouloirs A320, A318 et A319 soient à terme concentrés sur un même site. Mais la «compensation» pourrait être alors, explique-t-il, la production du gros porteur A350 sur les bords de la Garonne. Il y a déjà 224 commandes pour cet appareil dont la mise en service est prévue en 2013, précise le constructeur.
L'A320 est la poule aux oeufs d'or de Toulouse, mais tout ave




