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Le japonais Toyal menace de nouveau de quitter Accous

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Le groupe d'aluminium s'estime floué par l'Etat qui s'était engagé à financer 100 % de l'extension du site pyrénéen pour éviter la fermeture.

Publié le 20/01/2007 à 5h34

Bordeaux de notre correspondante

«Irrecevables», c'est la réponse des dirigeants du groupe Toyal, après les propositions faites la semaine dernière par les pouvoirs publics dans le dossier d'extension de l'usine d'Accous, au coeur des Pyrénées. Cette nouvelle crispation intervient neuf mois après la grève de la faim du député UDF Jean Lassalle, qui avait abouti à un protocole d'accord entre la maison mère, les Japonais de Toyo Aluminium, et le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. L'entente prévoyait alors que l'industriel renonce à son extension sur le site de Lacq, situé à 65 km de là. En échange de quoi l'Etat et les collectivités locales s'engageaient à «compenser financièrement le surcoût éventuel de l'implantation à Accous».

Alternatives. Pourtant, dans le projet présenté il y a une semaine, seuls 80 % des frais seraient pris en charge. Soit une participation de 450 000 euros de l'entreprise. «Nous avons le sentiment d'avoir été menés en bateau», regrette Hervé Lelièvre, président de Toyal Europe, qui a d'ores et déjà adressé une contre-proposition au ministère de l'Intérieur et sollicite un rendez-vous avec Nicolas Sarkozy, afin de trouver une solution. Sa position est claire : «Ou le gouvernement est prêt légalement à investir aux conditions prévues, ou nous remettons sur les rails notre projet à Lacq.» D'autres alternatives plus radicales sont mêmes évoquées. Comme un départ pour la Roumanie, où Toyal possède un sous-traitant, et où el

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