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Pfizer se prescrit des licenciements

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L'américain, qui a breveté le Viagra, annonce la suppression de 10 000 postes dont 500 en France.

Publié le 24/01/2007 à 5h37

C'est désormais une tradition. Chaque année, l'AFL-CIO, puissante organisation syndicale américaine, décerne les Golden CEO Awards. C'est le top ten des montants obtenus par les patrons au titre des salaires, bonus et autres colifichets pour agrémenter leur quotidien.

La deuxième place sur le podium pour l'année 2006 revient à Henry MCKinnell. Avec 180 millions de dollars en paquets-cadeaux (pensions de retraite, stocks...), l'ex-PDG de Pfizer est assuré de couler une retraite anticipée opulente. Celle-ci démarre officiellement en février. Son départ coïncide avec l'annonce hier, par son remplaçant, Jeffrey Kindler, de la suppression de 10 000 emplois, dont 500 en France ; 10 % de l'effectif du groupe, connu du grand public masculin (et parfois féminin, par ricochet) pour son Viagra, va donc être sabré. En 2008, le nombre d'usines va passer à 48, contre 93 en 2003.

Chute. L'objectif du numéro 1 mondial de l'industrie pharmaceutique est de réduire de 1,5 à 2 milliards par an ses coûts de fonctionnement. Certes, les bénéfices sont toujours là et bien là : 19,3 milliards de dollars en 2006 pour un chiffre d'affaires de 48,37 milliards de dollars, ce n'est tout de même pas mal. Mais ils donnent des signes de faiblesse (­ 15 % au dernier trimestre) et l'«environnement opérationnel est difficile», selon les termes de Jeffrey Kindler. L'environnement, ce sont ces satanées économies sur les dépenses de santé que les systèmes de protection sociale (privés ou publics) impo

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