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Libération

Amère liquidation chez Sublistatic

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En lutte depuis quinze jours, les salariés menaçaient de polluer le site d'Hénin-Beaumont.

Publié le 29/01/2007 à 5h43

Lille de notre correspondante

Des miettes. Les Sublistatic sont rentrés chez eux, samedi, avec presque rien. Et sans avoir versé une goutte des centaines de tonnes d'encres et de solvants inflammables et toxiques, comme ils menaçaient de le faire (Libération du 13 janvier). Les 223 salariés liquidés de l'usine de papier pour l'impression sur tissu d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, réclamaient à l'Etat 100 000 euros d'indemnités chacun. Ils en ont obtenu 3 000. Ils doivent choisir une convention de reclassement personnalisée, qui comprend le salaire plein pendant trois mois, mais l'abandon des deux mois de préavis. Ceux qui parviennent à décrocher un CDI ou une formation avant huit mois ont droit à 7 000 euros supplémentaires. Les autres basculent progressivement dans l'indemnisation chômage classique. Ceux qui refusent cette option peuvent opter pour l'allocation d'aide au retour à l'emploi, deux mois de préavis et 57 % du salaire brut pendant deux ans. «Mais au bout du compte, c'est kif-kif, soupire David Katarzynski, délégué CFTC de l'usine et comptable ; à la différence près que si l'on accepte la première solution on n'entre pas dans les statistiques du chômage, on est stagiaire de la formation professionnelle.»

Le site d'Hénin-Beaumont fabriquait des kilomètres de rouleaux de papier, fin comme du papier bible, qui servait à imprimer en vingt secondes des motifs sur les tissus synthétiques par thermo-impression ­ une sorte de décalcomanie. Des d

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