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«On nous a empoisonnés, et maintenant on nous spolie»

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Publié le 01/02/2007 à 5h47

Dunkerque envoyée spéciale

Ils sont six, la cinquantaine tassée, le genre costaud. L'accent de Dunkerque traîne et étouffe les R. Ils ont plié leurs couvertures à carreaux sur une chaise dans un coin du presbytère de l'église Saint-Eloi, face au beffroi. Depuis trois semaines, ces anciens dockers du port de Dunkerque, tous CGT tendance purs et durs et tous touchés à des degrés divers par l'amiante, dorment là et ne s'alimentent plus que d'eau sucrée. Ce qu'ils demandent ? «Qu'on applique la loi.» Un médiateur a été nommé.

Selon le calcul établi par l'association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva), l'Assurance maladie a fait une erreur (lire ci-dessous) dans le calcul de l'Allocation de cessation anticipé des victimes de l'amiante (Acaata), qui les paye jusqu'à la retraite. Résultat : «200 à 300 euros de différence», selon Louis Monteyne, le chef de file des grévistes. Ils touchent des sommes très variables, «entre 1 200 et 1 300 euros, en moyenne», répond le syndicaliste, mais seulement 750 euros pour les plus mal lotis.

«Marxisme». Parmi les dizaines d'élus qui les soutiennent, surtout communistes, verts, et socialistes, un UMP sort du lot. C'est Franck Dhersin, ancien député du Nord, à nouveau candidat, maire de Téteghem, et surtout conseiller «élu local» de Sarkozy, à l'UMP, au ministère, et dans la campagne présidentielle. «Les dockers ne voteront jamais pour moi. Ils ont été élevés depuis tous petits dans le marxisme, lâche

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