«J'avais choisi ce poste pour retrouver ma région d'origine, la Bretagne. Je pensais aussi que travailler pour une petite boîte de publicité devait être plus sympathique qu'une grande agence où l'on ne nous remarque pas. Je me trompais. Je ne me suis pas rendu compte tout de suite que l'ambiance sur le plateau où l'on travaillait était mauvaise. J'étais la petite nouvelle, avec un super CV et hypermotivée, j'avais droit à toutes les attentions de mon directeur. Mais cela s'est vite dégradé. Tout a commencé par des critiques sur mon travail en réunion, puis il a rejeté sans explications toutes mes propositions de dossier, ne me donnant que des broutilles sans intérêt à réaliser. Il me faisait passer pour une demi-débile, parce que j'avais fait l'école qu'il n'avait pas faite et se sentait inférieur. Puis, quand j'ai à nouveau pu m'occuper de dossiers plus importants, il m'a mis une pression d'enfer pour que je rende mes projets plus tôt que prévu et, au final, dire que j'avais bâclé mon travail. A l'inverse, il me reprochait de passer trop de temps en entretien avec les clients, tout ça parce que j'aime avoir une idée assez précise de ce qu'ils recherchent avant de me lancer. Mais je n'ai pas flanché. Ça ne lui a pas plu. Un jour que je rentrais d'un entretien en milieu d'après-midi, il a débarqué dans mon bureau, m'accusant de faire de l'insubordination aux ordres. Il m'a même menacée d'un blâme. Là, j'ai craqué. Pour la première fois, je me suis effondrée sur mon bureau.
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Publié le 19/02/2007 à 6h11
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