Amsterdam correspondance
Les fraudes à la retraite scandalisent les Pays-Bas. Selon un rapport publié le 20 février par la Banque d'assurance sociale (SVB), un organisme public chargé de distribuer les retraites de base, un retraité sur dix vivant en Espagne est coupable de fraude. Ces pensionados, comme on les surnomme aux Pays-Bas, déclarent vivre seuls pour toucher plus. «Quand on sonne à la porte, on découvre qu'une autre personne vit aussi dans l'appartement et que cette personne est... l'ex-époux(se)», explique Frits Werner, coordonnateur à la SVB.
Sur les 2,6 millions de personnes qui touchent une retraite néerlandaise, 9 % vivent à l'étranger. Les bénéficiaires sont des Néerlandais, mais aussi des étrangers ayant travaillé et cotisé au cours de leur carrière aux Pays-Bas. En Espagne, 40 % seulement des 37 000 retraités recensés ont la nationalité néerlandaise. Ce chiffre a été largement repris par la presse du royaume batave. De là à en conclure que les étrangers seraient les plus grands fraudeurs...
Divorce. «Nous ne savons pas pourquoi, mais ce sont bien les Néerlandais qui trichent le plus», rectifie la porte-parole de la Banque d'assurance sociale. Alarmée après la découverte de vingt-cinq cas de fraude lors d'un simple contrôle en Espagne en 2002, la SVB a décidé d'y ouvrir un poste d'attaché permanent en 2005. D'autres antennes existent au Surinam, en Turquie et au Maroc. Dans ces pays d'où sont issus le plus grand nombre d'immigrés aux Pays-




