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Pour investir en Chine, la case fisc s'impose

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L'exonération dont bénéficiaient les sociétés étrangères prendra fin l'an prochain.

Publié le 17/03/2007 à 6h41

Pékin de notre correspondante

C'est la fin des avantages fiscaux pour les entreprises étrangères en Chine. A partir de 2008, elles devront s'acquitter comme tout le monde d'un impôt sur les bénéfices de 25 %, dans le cadre d'une loi votée vendredi par l'Assemblée nationale populaire. Aujourd'hui, la Chine veut caresser dans le sens du poil ses propres entrepreneurs, taxés jusqu'alors 33 %. Fini l'époque dorée des années 90, lorsque la Chine faisait les yeux doux aux investisseurs occidentaux avec des taux d'imposition alléchants compris entre 15 et 24 %. Certains secteurs bénéficiaient même d'une exonération totale d'impôt, pendant les trois ans qui suivaient leur installation, et de réductions considérables étalées par la suite.

Crainte. L'heure des patrons chinois est donc arrivée. Longtemps parents pauvres de l'économie, il leur a fallu faire un lobbying intense contre la concurrence déloyale des amis étrangers avant d'obtenir l'égalité fiscale. La crainte du gouvernement était jusque-là de voir fondre les investissements étrangers (692 milliards de dollars depuis la fin des années 80) et de laisser partir nombre des 594 000 enseignes non chinoises vers d'autres paradis de la délocalisation comme le Vietnam.

Vont-ils fuir ? Le projet, en discussion depuis 2001, n'est pas une surprise pour les investisseurs étrangers, attirés en République populaire de Chine par d'autres motifs. Ils s'attendaient à la fin de leurs privilèges. «L'impact sera faible», pronostiquent les e

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