Bruxelles (UE) correspondance
Démultiplier le trafic entre les Etats-Unis et l'Europe. C'est, en tout cas, le pari des ministres des Transports de l'Union européenne (UE) qui ont donné, hier, après quatre ans de laborieuses négociations, leur feu vert à la libéralisation du transport aérien transatlantique. Un trafic qui représente 60 % des flux mondiaux. Autant dire que l'enjeu économique est de taille.
A partir du 31 mars 2008, date de l'entrée en vigueur de l'accord dit de «ciel ouvert», les compagnies aériennes européennes pourront relier chaque ville de l'UE et des Etats-Unis à leur guise, alors qu'aujourd'hui elles ne peuvent s'envoler que de leur pays d'origine. Autrement dit, Air France pourra proposer des vols Bruxelles-New York, ce qui lui est actuellement impossible. Jusqu'à présent, seuls huit accords bilatéraux de «ciel ouvert» existaient entre des pays européens et les Etats-Unis, notamment avec la France, ce qui signifie que dans les 19 autres Etats de l'UE les accords étaient très restrictifs. Selon la Commission européenne, cette libéralisation du ciel pourrait faire passer le trafic aérien transatlantique de 50 millions de passagers actuellement à 75 millions d'ici à cinq ans, soit une augmentation de 50 %.
Plus de souplesse. «Cet accord peut générer jusqu'à 12 milliards d'euros de retombées économiques et créer jusqu'à 80 000 emplois», estime le commissaire européen aux transports Jacques Barrot, qui prédit également un possible mouvement de consolidat




