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Libération

L'Inde se défie des hypers étrangers

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Les enseignes comme Carrefour qui veulent s'y implanter sont contraintes à des alliances.

Publié le 26/03/2007 à 6h49

New Delhi de notre correspondant

L'indien Reliance va-t-il entrer dans le capital de Carrefour ? La rumeur a enflé, en Inde, sur la volonté du géant industriel (lire ci-dessous) de racheter les parts de la famille Halley (13 %) au sein du groupe français. Sous couvert d'anonymat, un haut responsable de Reliance avait en effet affirmé il y a une dizaine de jours que «les négociations sont à un stade avancé».«Cela pourrait être une société commune, cela pourrait être une prise de participation [...]. Nous parlons bien au niveau mondial, il ne s'agit pas seulement de l'Inde», avait-il insisté.

Les démentis de Carrefour assurant n'avoir «aucun contact» avec Reliance n'ont pas convaincu : selon le quotidien Hindustan Times, Reliance aurait bel et bien nommé deux banquiers d'investissements pour discuter avec la famille Halley, premier actionnaire du groupe français, juste devant Groupe Arnault et Colony, entré récemment. Une équipe de spécialistes des fusions et acquisitions pour Reliance se serait même rendue à Paris, il y a quinze jours, pour «dessiner les contours d'une alliance stratégique».

Une surprise puisque, aux dernières nouvelles, Carrefour ne cherchait pas un investisseur, mais un partenaire local pour pénétrer le marché indien. «On est proche de signer un accord. Nous sommes en discussions avec cinq ou six groupes indiens», avait annoncé le mois dernier un représentant de l'enseigne à New Delhi.

Complexité. Evalué à 300 milliard

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