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Chez PSA, le conflit sème la division syndicale

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Cinquième semaine de grève soutenue par la CGT à l'usine d'Aulnay-sous-Bois.

Publié le 07/04/2007 à 7h05

Cela fait maintenant plus d'un mois que la grève a débuté à l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Et, même s'ils se rencontrent, la direction et les syndicats qui mènent le mouvement (CGT, Sud, Unsa) n'arrivent toujours pas à engager de réelles négociations. Les 400 à 500 grévistes sont toujours autant accrochés à leurs revendications : une «augmentation de 300 euros», «l'embauche des intérimaires» et «la retraite pour les plus de 55 ans». La direction ne propose que des mesures symboliques de sortie de grève (1).

Face à ce statu quo, ce sont les syndicats non grévistes qui se font entendre. Avec des arguments qu'on attendrait habituellement venant de la direction. Cette semaine, FO Métaux a ainsi publié un communiqué dénonçant «les revendications démagogiques d'une minorité de salariés» à Aulnay. Qui ne pourraient que «donner des arguments supplémentaires aux employeurs pour délocaliser ou fermer des sites, au détriment de l'emploi en France». La CGT est montrée du doigt, car elle passe outre l'accord salarial signé par la direction avec cinq organisations syndicales (dont FO), qui prévoyait une augmentation générale de 1,6 %, avec un minimum de 26 euros pour les bas salaires. «Ce n'est pas responsable de demander 300 euros», argumente Frédéric Homez, secrétaire général de FO Métaux. «Si vous multipliez cela par le nombre de salariés, on va mettre en péril l'entreprise».

FO se dit aussi concerné par le comportement des grévistes

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