Scandinavie de notre correspondante
Une augmentation de la production agricole et des étés plus chauds. Certains Norvégiens auraient pu croire que le réchauffement de la planète avait du bon. Pas du tout, s'est empressé de préciser le ministère norvégien de l'Environnement, à l'occasion du lancement, le mois dernier, d'une vaste campagne nationale de sensibilisation aux questions relatives au climat. Les risques accrus d'intempéries et les changements climatiques globaux pourraient avoir des conséquences dramatiques sur l'économie du royaume. Tous les Norvégiens sont donc appelés à «s'engager pour le climat» en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre. Une campagne qui s'adresse aux particuliers, mais aussi aux entreprises et aux collectivités locales.
Quota. Pour le troisième exportateur mondial de pétrole, le défi est de taille. Car, si rien ne change d'ici à 2012, la Norvège devrait dépasser de 10 millions de tonnes les quotas d'émission autorisés par le protocole de Kyoto. Or, remarque Henriette Westhrin, secrétaire d'Etat au ministère de l'Environnement, la responsabilité du royaume est d'autant plus importante que «le pétrole [l']a rendu incroyablement riche». Elle explique : «Notre Etat-providence est fondé sur l'exportation d'hydrocarbures et donc de CO2. Il est normal que nous utilisions une partie de nos richesses pour réduire ces émissions et donner l'exemple en développant des technologies propres qui pourront être utilisées ailleurs.»




