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Eiffage : les Espagnols reprennent l'offensive

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Publié le 20/04/2007 à 7h19

«S'ils veulent le contrôle d'Eiffage, qu'ils lancent une OPA.» En lançant mercredi cette phrase à destination de Luis del Rivero, le PDG de Sacyr, ainsi qu'à ses alliés espagnols, Jean-François Roverato, le président d'Eiffage, imaginait-il qu'il allait être pris si vite au mot ? Vingt-quatre heures à peine après l'assemblée générale des actionnaires d'Eiffage, au cours de laquelle Roverato avait réussi à garder le contrôle de son groupe (Libération d'hier), le patron de Sacyr a suivi ce conseil. Hier matin, le groupe espagnol de BTP et d'immobilier, premier actionnaire d'Eiffage avec 33 % du capital, a annoncé qu'il lançait une offre publique d'échange (OPE) sur la totalité du capital de son concurrent français pour former un «groupe véritablement européen» qui, avec 15,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, se situerait au quatrième rang européen derrière Vinci, Bouygues et l'allemand Hochtief.

Fleuron. Si cette offre était couronnée de succès, ce serait, après Pechiney en 2004 et Arcelor en 2006 (1), un nouveau fleuron de l'industrie française qui passerait, après une offre hostile, sous contrôle étranger. Et pas n'importe lequel. De par ses implantations et son histoire, Eiffage est tout sauf une multinationale apatride. Issu de la société Fougerolle, créée il y a plus d'un siècle et demi, le groupe comporte en son sein la société Eiffel. Cette filiale spécialisée dans les constructions métalliques est la lointaine descendante des ateliers de Gus

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