A priori, c'est une réussite. Un peu plus de cinq ans après son introduction, l'euro constitue un succès planétaire. Pour preuve, sa valeur fait jeu égal avec le billet vert. Encore mieux : il flambe chaque jour un peu plus. Et pas seulement contre la devise de l'oncle Sam. Hier, la monnaie unique européenne grignotait encore quelques centièmes de cent au dollar en restant au-dessus du seuil de 1,36 dollar pour un euro. Un succès pour les uns, mais un cauchemar pour beaucoup d'autres qui assimilent de plus en plus l'euro à une bombe économique à retardement. D'autant plus que les treize pilotes dans l'avion de la BCE n'ont pas vraiment l'intention de tout faire pour inverser la tendance haussière de la devise européenne. Pire, la plupart des économistes estiment qu'ils devraient, sous la houlette du patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, poursuivre leur politique de hausse de taux d'intérêt. Droit dans ses bottes de monétariste, ce dernier respecte au pied de la lettre sa mission très spécifique : la BCE veille d'abord et avant tout sur la stabilité des prix. Le soutien de la croissance ne vient qu'en seconde position, quand il ne contredit pas le premier objectif. Voilà de quoi alimenter les opérations massives de carry trade, ces montages financiers où les opérateurs et autres spéculateurs empruntent (à taux d'intérêt relativement faible) des yens ou du franc suisse pour les placer ensuite sur des monnaies plus rémunératrices... comme l'euro. Ils le font (et le fero
Les vices cachés d'un euro fort
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Publié le 20/04/2007 à 7h19
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