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Libération

Les salariés d'Eiffage sur le bitume

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Publié le 26/04/2007 à 7h26

«Sacyr, no pasarán.» Inscrit sur plusieurs pancartes brandies par des salariés d'Eiffage, le slogan fait légèrement décalé. Mais quand on est employé et actionnaire d'une entreprise soumise à un projet d'offre publique hostile, il faut savoir adapter ses classiques révolutionnaires. Rassemblés hier matin place de la Bourse à Paris, à l'appel de l'ensemble des syndicats d'Eiffage, plusieurs centaines de salariés du groupe de BTP tentaient un exercice subtil : dire leur opposition à l'offre publique d'échange (OPE) lancée la semaine dernière par l'espagnol Sacyr, sans se ranger totalement derrière Jean-François Roverato, le président d'Eiffage, opposé à cette OPE. Objectif, aussi : faire pression sur l'Autorité des marchés financiers (AMF), dont le siège se situe sur la place, qui doit valider le projet d'OPE. Une délégation a ainsi été reçue par un représentant du gendarme des marchés, sans toutefois obtenir de précisions sur l'examen de l'offre.

Démantèlement. Sous un grand soleil, la sono diffuse les airs traditionnels de manifestations (la chanson Motivés, notamment). Les ouvriers sont venus en masse, la plupart portant la casquette rouge de la CGT, mais on trouve aussi des employés et des cadres en costume noir avec leur écharpe siglée CFE-CGC. Et les syndicats non français sont représentés : l'espagnol CCOO ou le luxembourgeois OGB-L. «On est venus pour défendre notre boîte», explique Emmanuelle Célestin, secrétaire de direction à Eiffage Constructio

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