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PSA : 4 800 postes supprimés, mais sans licenciement sec

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La rumeur d'un plan social courait depuis plusieurs jours.

Publié le 27/04/2007 à 7h27

Depuis quelques jours, plusieurs médias avaient évoqué l'imminence d'un plan social important chez PSA. Evoquant 10 000 suppressions d'emplois, le site Capital.fr avait même déclenché une polémique relayée par le Parti socialiste juste avant le premier tour de l'élection présidentielle. Finalement, la direction du constructeur automobile a annoncé hier ses intentions. Elle convoque le 9 mai prochain le comité central d'entreprise en séance extraordinaire pour présenter aux syndicats un plan prévoyant, d'ici la fin de l'année, 4 800 suppressions de postes en France, sur un total de 210 000 salariés, dont 122 000 dans l'Hexagone. Il ne s'agira cependant pas d'un «plan social avec licenciements», indique le groupe. La baisse des effectifs devrait être réalisée grâce au «non-remplacement de salariés en retraite» et aux «départs volontaires».

Accord. La direction ne prend pas les syndicats par surprise. Depuis son arrivée à la tête de l'entreprise, en février, Christian Streiff répète que PSA est «surdimensionné».«Le groupe a été conçu pour produire 4 millions de véhicules par an, et il n'en sort qu'entre 3,3 et 3,4 millions depuis quelques années», précise son entourage. Début avril, la direction avait signé avec tous les syndicats (sauf la CGT) un accord sur la «gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences». Il prévoyait notamment d'«anticiper les effets sur l'emploi de l'évolution de l'entreprise dans un environnement automobile f

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