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Le tabac français en bonne santé

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La filière, largement subventionnée par Bruxelles, se lance dans une démarche qualité

Publié le 30/04/2007 à 7h29

Bordeaux de notre correspondante

Chez les Buziol, le tabac est une histoire de famille. Troisième génération de producteurs, Christian a fait rentrer l'an dernier son jeune fils Julien dans l'exploitation. Malgré le durcissement de la législation antifumeurs, il continue à investir. Et même, il s'agrandit. En 2007, ses cultures seront étendues de 5,6 à 6,6 hectares. Un de plus. Autant que l'an passé. Suivies de trois nouvelles serres de séchage supplémentaires, pour un montant de 27 000 euros. Christian Buziol possède par ailleurs plus de 80 hectares de maïs et de fraises, mais le tabac représente à lui seul 35 % de ses revenus.

Marché gigantesque. Le Lot-et-Garonne, où il est installé, est le deuxième département producteur de France, juste après le Bas-Rhin. Un agriculteur sur six y fait du tabac. Et pour deux tiers d'entre eux, c'est leur revenu principal. «Si on le leur enlevait, ils quitteraient tout simplement l'agriculture», souligne Etienne Van Gestel le président de la coopérative du sud-ouest, à Tonneins. Car pour le moment, la baisse de consommation de cigarettes n'a eu aucun impact sur la filière française. Le marché reste énorme. L'ensemble de la production hexagonale est vendu aux groupes internationaux, qui mélangent vingt à quarante sortes de tabacs d'origine différente par cigarette avant de les expédier aux quatre coins du monde. «Presque tout part à l'export. Il n'y a absolument pas de problème de débouchés. On pourrait même vendre beaucoup plus»,

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