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Libération

Chávez rêve d'une banque plein Sud

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Publié le 04/05/2007 à 7h34

São Paulo de notre correspondante

Objectif : délivrer l'Amérique du Sud de la dépendance du FMI et de la Banque mondiale. Initiateur : le président vénézuélien Hugo Chávez. Hier, plusieurs ministres sud-américains des Finances devaient débattre, à Quito (Equateur), de la création d'une «Banque du Sud». Une idée qui peut paraître séduisante, dans une région dont le basculement à gauche est attribué à l'échec des politiques préconisées, dans les années 90, par les deux institutions internationales.

«Châtiment». Tout commence en février, quand Chávez et son homologue argentin, Néstor Kirchner, signent un mémorandum prévoyant la création d'une banque internationale regroupant les Etats d'Amérique du Sud, dans un délai de quatre mois. L'institution serait financée par les réserves internationales des pays de la région, dopées par la hausse des exportations des matières premières. Aujourd'hui placées «dans les banques et les institutions financières du Nord», dixit Chávez, ces réserves seraient ainsi réorientées vers l'Amérique du Sud, afin de financer son développement. Et cela sans les exigences requises par les institutions actuelles qui, en échange de leur secours financier, infligent «un véritable châtiment aux peuples» et «interviennent dans les décisions économiques des pays», selon Kirchner. Une allusion au FMI qui exige des pays qu'il assiste dans la conduite de leur politique économique un excédent budgétaire pour rembourser le service de leur dette.

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