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Valeo secoué par un fonds d'investissement

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Publié le 22/05/2007 à 7h53

Mise en garde aux PDG : vous risquez de plus en plus de vous faire renverser en assemblée générale. Vincent Bolloré avait montré l'exemple il y a deux ans en prenant le contrôle d'Havas au cours de la réunion d'actionnaires. Depuis, ils sont nombreux à vouloir imiter le financier français. En pure perte pour l'instant. Il y a quelques semaines, le groupe de BTP espagnol Sacyr avait raté son offensive sur son concurrent français Eiffage. Hier, c'était au tour du fonds d'investissement Pardus d'échouer à entrer au conseil de Valeo. Pour l'instant.

Exigences. La bataille pour le contrôle de l'équipementier automobile commence il y a quelques mois. Déboule dans le capital un fonds américain inconnu, Pardus, monté il y a à peine deux ans par des spécialistes du capital investissement, mais déjà actionnaire à 17 % de Visteon, un équipementier américain. En janvier, Pardus prend d'abord 5 %, puis monte à 10 % en février. Et dès le mois de mars, Karim Samii, le patron du fonds, fait valoir ses exigences : des sièges au conseil d'administration et d'autres pistes stratégiques pour Valeo. Soit démanteler le groupe, soit le fusionner avec Visteon. Le président de Valeo, Thierry Morin, lui oppose une fin de non-recevoir. Le ton monte entre les deux hommes via la presse. Pardus monte à 14 %, propose finalement la nomination de huit administrateurs, dont six soi-disant indépendants (parmi lesquels Guy Dollé, l'ex-PDG d'Arcelor). Et tout le monde se donne rendez-vous à l'assemblée.

Et là, l

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