Toulouse de notre correspondant
L'objet du délit est perché à 20 mètres au-dessus des rives de la Garonne : 300 mètres carrés de panneaux solaires dissimulés sur le toit de l'hôtel de région Midi-Pyrénées, à Toulouse. Pour la région, il s'agit d'en tirer une partie de l'électricité qui éclaire ses bâtiments, fait rouler ses imprimantes et entraîne ses ascenseurs. «Aucun autre hôtel de région ni aucun hôtel de département en France» n'est équipé de pareille centrale photovoltaïque, précise fièrement son président, Martin Malvy (PS). Et pour cause. A priori, c'est illégal.
Révision. L'article 2224-32 du code général des collectivités territoriales est ainsi ficelé qu'il interdit, sauf aux communes et groupements de communes, une exploitation directe d'électricité. Le développement durable et l'économie de gaz à effet de serre ne méritaient-ils pas une petite révision des textes ? Martin Malvy se fait un plaisir de raconter que, consulté à ce sujet, le gouvernement Villepin l'aurait invité, en septembre 2004, à plutôt «contourner la loi». Il se fait un second plaisir en interpellant aujourd'hui le nouveau ministre en charge du Développement durable, Alain Juppé, pour qu'il autorise les régions et départements à revendre à EDF de l'électricité produite grâce à des énergies renouvelables.
En attendant une éventuelle réécriture des textes de loi par les services d'Alain Juppé, l'astuce légale qui autorise la région à produire son électricité est toute simple : les toits




