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EDF propose son EPR

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Dès hier, nombre d'exploitants ont offert leur service.

Publié le 24/05/2007 à 7h55

C'est ce qu'on appelle ne pas perdre son temps. Quelques heures à peine après la prise de position de Tony Blair en faveur du nucléaire, de nombreux exploitants européens ont proposé leurs services au gouvernement britannique. Via sa filiale anglaise, l'allemand Eon s'est dit prêt à «prendre le leadership du nucléaire anglais», Suez a proclamé son intérêt et EDF a annoncé qu'il voulait déposer un dossier auprès des autorités de contrôle britanniques.

Dans un communiqué, l'électricien français se proclame «déterminé à apporter son expérience et ses compétences nucléaires au service des projets britanniques». Et annonce qu'il «soumettra, le moment venu, conjointement avec Areva, une demande de certification d'un modèle de centrale EPR du même type que celle en cours de construction en Normandie à Flamanville». Il s'agirait donc de dupliquer cette centrale de troisième génération.

Le chemin sera long. Selon un porte-parole de l'électricien, une mise en service ne pourra avoir lieu «avant 2017». «La certification n'est qu'une première étape», poursuit-il. Avant de donner le premier coup de pioche, il faudra que «l'environnement soit clair et prévisible». C'est-à-dire d'abord obtenir un large consensus public autour de la relance du nucléaire, mais aussi que la législation soit connue en matière de normes de sûreté et de retraitement des déchets. Pour pouvoir calculer la rentabilité économique des projets, il est enfin nécessaire d'avoir une idée

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