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PSA licencie 4 800 salariés sans virer sa cuti

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Publié le 24/05/2007 à 7h55

A la tête de Peugeot Citroën, un Lorrain ­ Christian Streiff ­ a remplacé un Alsacien ­ Jean-Martin Folz. Et le changement se fait sans virage stratégique majeur. A l'occasion de sa première assemblée générale des actionnaires, le nouveau président du directoire de PSA a présenté son plan de marche pour les trois années à venir, classiquement intitulé «Cap 2010». Au programme, une pression maximale mise sur les salariés et les fournisseurs, pour «relancer la croissance et la compétitivité» dans un contexte difficile. Le prix de l'essence est au plus haut, comme celui des matières premières, les contraintes environnementales augmentent... Du coup, les ventes de PSA stagnent, et son bénéfice a fortement chuté en 2006. «Nous sommes à la limite du rouge : la situation est sérieuse, a lancé Streiff devant les actionnaires. Il nous fallait réagir.»

«Riposte graduée». Dès son arrivée à la tête de Peugeot, le 6 février, le président du directoire a ainsi mis en place des équipes transversales pour travailler sur dix thèmes. En cent jours de travail «jour et nuit», dixit Streiff, ces groupes ont identifié 150 «projets d'amélioration des pratiques», parmi les quatre priorités fixées par la direction (la qualité, les coûts, les produits et l'international). Il y a, par exemple, l'engagement de diviser par deux les incidents sur les véhicules la première année d'utilisation pour être mieux noté par les consommateurs, de faire passer l'amélioration de la

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