Areva laisse tomber les énergies renouvelables allemandes. Le groupe nucléaire français a annoncé hier soir qu'il renonçait à prendre le contrôle de REpower, le fabricant d'éoliennes basé à Hambourg, laissant le champ libre à Suzlon, le fabricant indien de turbines. Cause avancée, le prix trop élevé de REpower et la complexité du droit boursier allemand. En échange de cet abandon, Areva a signé avec Suzlon un accord de partenariat pour devenir son fournisseur privilégié dans la transmission et la distribution d'électricité.
«Nous sommes déçus», commentait un porte-parole d'Areva. C'est en effet un nouvel échec pour un groupe qui cherche depuis plusieurs années à se diversifier dans l'éolien. Mais qui, à chaque fois, se retrouve empêché par son actionnaire, l'Etat. En 2003, Anne Lauvergeon, la PDG d'Areva, avait proposé d'acheter le danois Bonus pour 350 millions d'euros. Mais le ministère de l'Economie trouvait l'acquisition trop onéreuse. Aujourd'hui, Bonus, repris par Siemens, vaut 2 milliards d'euros. Pour REpower, le scénario s'est quasiment répété. Propriétaire de 30 % de l'entreprise allemande depuis septembre 2005, Areva a lancé en janvier une offre à 850 millions d'euros. Quelques semaines après, Suzlon a répliqué, en proposant une contre-offre. Une bataille de surenchères s'en est suivie. Au final, Suzlon proposait 1,2 milliard. Lauvergeon était prête à mettre plus, mais elle s'est retrouvée bloquée par Thierry Breton. L'ex-ministre de l'Economie disait craind




