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Ce cours qui échappe à tout contrôle

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Publié le 28/05/2007 à 7h59

Assemblée générale de Total, le 11 mai dernier. Un petit actionnaire : «Monsieur le président, le cours de l'action ne progresse pas. Cela préoccupe tout le monde.» AG de Valeo le 21 mai. «Monsieur le président, on ne s'est pas enrichis avec vous. Pourquoi ?» AG de Peugeot, le 23 mai. «Monsieur le président, comment expliquez-vous les mouvements à la hausse sur le titre ces dernières semaines ?»

Année après année, quelle que soit l'entreprise, les mêmes interrogations reviennent de la part des (petits) actionnaires. D'où viennent les mouvements erratiques de la Bourse ?

Un questionnement qui débouche le plus souvent sur un dialogue de sourds. Car s'il y a bien quelque chose que ne contrôle pas (ou très peu) un PDG, c'est son cours de Bourse. Certes, les résultats de l'entreprise peuvent y être pour quelque chose, mais tout autant que la croissance mondiale, le niveau des taux d'intérêts, les modes régnant dans la communauté financière ou les anticipations des investisseurs.

Alors, de là à expliquer quoi que ce soit...

Mais il faut bien répondre. Du coup, quand les cours sont décevants, on a le droit à des exercices de langue de bois toujours très savoureux. « Nous baissons, mais moins que nos concurrents», lancent certains patrons. «Nous pensons que notre action recèle un potentiel de croissance», expliquent d'autres. Ou encore : «La Bourse n'a pas encore pris en compte notre nouvelle stratégie qui, selon nous, nous valorise plus que le mar

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