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Astrium dans la course au joujou spatial pour milliardaires

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Espace. La filiale d'EADS a conçu un avion-fusée et cherche des investisseurs.

Publié le 14/06/2007 à 8h18

Vous pouvez claquer 200 000 euros pour passer trois minutes en apesanteur à 100 km d'altitude ? Vous êtes le coeur de cible de l'opération lancée hier par Astrium, filiale d'EADS.Non imposable sur le revenu, vous acquitez la TVA sur le cartable de classe de votre gamin? Vous pourriez être le dindon de la farce.

Balistique. Cela ressemble à un avion où des jeunes gens sveltes, beaux, en combinaison sportive flottent face aux hublots. Ambiance confortable, design luxueux, le parfum de l'aventure spatiale offert à tous. Ce pourrait être une ­belle histoire d'ingénieurs ouvrant une nouvelle voie vers les étoiles. C'est du moins ce que François Auque, le PDG d'Astrium, tente de faire croire en racontant la gestation de ce concept. Depuis deux ans, dans le plus grand secret, une équipe travaille à affiner le meilleur «avion fusée». Une mission possible pour EADS : avions, fusées, équipements spatiaux, l'entreprise sait tout faire. Et le défi technique, déjà relevé par le Space Ship One de Bert Rutan (1) en juin 2004, est à sa portée. Il est même possible que la revendication par Auque du «meilleur concept» soit exacte. Un ­avion format jet d'affaire, propulsé par deux turboréacteurs jusqu'à 12 km d'altitude. Là son moteur-fusée cryogénique, à oxygène liquide et méthane, prend le relais et éjecte l'engin de l'atmosphère. Après l'arrêt de la propulsion, l'avion parcourt une parabole, passe par un pic à environ 100 km, puis retombe. C'est lors de cette phase dite

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