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Libération

l'Etat coupe un peu plus le cordon avec France Télécom

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Publié le 26/06/2007 à 8h30

Du France Télécom ? D'accord mais pas plus que ça. Les marchés ont fait hier la fine bouche devant les actions de l'opérateur télécom mis en vente dimanche soir par l'Etat. Les banques chargées de l'opération - dont, au premier chef, la Société générale - ont cédé 130 millions d'actions alors qu'il était prévu, en cas de forte demande, d'en vendre 180 millions. Même déception sur le prix. Partant d'un cours de 21 euros vendredi soir, les banques avaient revu leur prétention à la baisse dès l'ouverture de la séance en se fixant une fourchette de 20,4 à 20,7. En fin de journée, l'opération s'est close à 20,4 euros. Au final, c'est quand même 2,65 milliards d'euros qui devraient rentrer dans les caisses de l'Etat. Selon Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, ils seront «intégralement» affectés au «désendettement de l'Etat et des administrations publiques».

Avec cette opération, la part de l'Etat dans l'ex-opérateur national passera de 32,4 % à 27,4 %. Depuis la première ouverture du capital, en octobre 1997, le désengagement est progressif. Ce qui rend la chose moins sensible politiquement. Les syndicats ont bien protesté, mais le coeur n'y était pas. «Christine Lagarde continue la vente des bijoux de famille, a déclaré SUD PTT. L'Etat fait encore une fois la démonstration inquiétante qu'il se désengage de tout projet industriel pour France Télécom, alors qu'il en est encore l'actionnaire principal.»

Les syndicats redoutent surtout une prise de

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