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Chez EADS, le Sénat ne veut voir qu'une seule tête

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Publié le 28/06/2007 à 8h34

Quand les députés faisaient campagne, d'autres parlementaires travaillaient. Depuis janvier, les sénateurs Roland Ries (PS) et Jean-François Le Grand (UMP) enquêtent sur les dysfonctionnements au sein d'EADS. Le résultat de leurs cogitations - un rapport d'information sur «la situation d'EADS et ses perspectives d'évolution» - était présenté hier. Côté constat, peu de nouveautés. On a déjà beaucoup écrit sur la crise de gouvernance et les erreurs industrielles du constructeur aéronautique européen. Surtout, Ries et Le Grand ont évité de traiter les sujets qui font l'objet d'une enquête judiciaire : le parachute doré de Noël Forgeard, l'ex-PDG d'EADS, et les soupçons de délit d'initié concernant l'ancienne équipe dirigeante.

Déséquilibre. En revanche, les deux sénateurs proposent des solutions innovantes pour résoudre la crise et en éviter une nouvelle. Leur idée ? Mieux impliquer les Etats - français et allemand notamment - et simplifier le management, jusqu'à présent régi par un système de codécision franco-allemand. Cela passerait par une redéfinition du pacte d'actionnaires. «Les travaux ont mis en évidence un déséquilibre paradoxal entre la situation de l'Etat français et de l'Etat allemand. En effet, l'Etat français est un des principaux actionnaires de l'entreprise, avec 15 % du capital, et ne dispose pourtant d'aucun siège au conseil d'administration. A contrario, l'Etat allemand n'est pas actionnaire alors même que le gouvernement allemand veille natu

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