Menu
Libération

Des offres qui ne trouvent pas preneurs

Réservé aux abonnés

Publié le 02/07/2007 à 8h38

Se félicitant des bons chiffres du chômage, descendus la semaine dernière sous la barre des 2 millions, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'en resterait pas là et qu'il se fixait pour objectif «le plein-emploi, soit [un taux de chômage de] 5 % d'ici cinq ans». En France, près de 90 % des offres ANPE sont satisfaites, une moyenne nationale, qui ne vaut pas pour tout le territoire. Il existe en effet des coins où des offres d'emplois ne trouvent toujours pas preneurs. Pourtant, sous ces propositions d'embauche, ne se cachent ni des mini-contrats ni des postes au rabais. Mieux, c'est aujourd'hui l'industrie qui se retrouve à cours de main-d'oeuvre qualifiée.

Offres orphelines. La région des Pays de la Loire a atteint ce score de 5 % de sans-emploi. Les entrepreneurs ne sont pas pour autant comblés et les employés ANPE ne sont pas devenus de nouveaux chômeurs techniques. Au contraire. Car avec ce faible taux, des dizaines d'offres d'emplois restent orphelines. «Cela fait des années que nous tournons autour de 5 %, explique-t-on à l'ANPE des Herbiers, le chômage est de type résiduel, il est donc difficile de faire mieux.» Sauf que les Herbiers comptent de grosses PME en pointe dans leur secteur, «des petits diamants» qui fabriquent par exemple des couronnes en métal pour équiper des automobiles ou des éoliennes, des chariots Manitou, des pièces de bateau. Ces PME à la campagne travaillent en majorité comme sous-traitant pour des grands groupes et s

Dans la même rubrique