Bordeaux
de notre correspondante
Même si les ventes de vin de Bordeaux se sont redressées depuis un an, la profession demeure extrêmement prudente. C'est que le rapport de force n'est pas à son avantage : avec ses 6 000 exploitations et ses 400 maisons de négoce, le bordelais vend désormais moins de bouteilles qu'un seul grand groupe, comme le géant américain Constellation Brands.
Promotion. La vraie priorité est donc la promotion des produits. «Il faut que nous nous armions face à la nouvelle donne mondiale, explique Allan Sichel, président de l'Union des maisons de Bordeaux, représentant le négoce. Nous devons arrêter de protéger la viticulture en payant des aides à la distillation ou en portant à bout de bras une filière qui a du mal à se mettre à la page, mais plutôt utiliser ces fonds pour la promotion et la conquête de nouveaux marchés.» Mais le projet de réforme de la filière présentée hier par la Commission, est jugée finalement un peu faiblard. Le budget alloué à la promotion «aurait pu être au moins trois fois supérieur», critique Yann Le Goaster, directeur de la Fédération des grands vins de Bordeaux, qui regroupe les syndicats de la Gironde. «La réforme manque de mesures porteuses, poursuit-il. On ne nous parle que d'arrachage, de réduire la voilure. Comme un constat d'échec, alors qu'au contraire nous ne cessons d'affirmer que le déclin de la filière n'est pas une fatalité.»
Peu concerné par le plan d'arrachage, (le précéden




