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Libération

Remède à l'américaine pour les vignes européennes

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ParJulie Majerczak
Virginie RIVIERE
Publié le 05/07/2007 à 8h41

Bruxelles (UE)

correspondance

Trop de vins européens de mauvaise qualité, une surproduction chronique et des vins du Nouveau Monde qui gagnent du terrain dans les supermarchés. Après plus d'un an de débats avec les prof­essionnels, la Commission européenne pense avoir trouvé la solution pour sauver la filière européenne. Elle a présenté, hier, un vaste projet de réforme. «Nous gaspillons actuellement trop d'argent pour nous débarrasser des excédents de vin au lieu d'améliorer notre compétitivité et d'assurer la promotion de nos vins», a affirmé Mariann Fischer Boel, la commissaire à l'Agriculture. Car, si l'UE reste de loin le principal producteur et exportateur mondial de vin, les vins australiens, californiens, chiliens ou encore sud-africains, grâce à un modèle de production plus industriel, des prix moins chers et un marketing agressif, ne cessent de gagner des parts de marché. Au cours des dix dernières années, les importations ont augmenté de 10 % par an.

Alors comment faire ? Premier objectif de la Commission : mettre fin à la surproduction. Pour cela, elle propose deux remèdes chocs. D'abord, supprimer les aides à la distillation qui favorisent la production de vins de mauvaise qualité et coûtent environ 500 millions d'euros par an à l'Union, soit le tiers du budget que l'Europe consacre au secteur. Ensuite, organiser un plan d'arrachage de 200 000 hectares de vignes moyennant d'importantes compensations financières (au total 1,2 milliard d'euros). Avec

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