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Libération
Droit de réponse

Une lettre de Jean-René Fourtou

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Publié le 10/07/2007 à 8h43

«Je reviens sur votre article du 29 juin 2007 me concernant. Si tout ce qui est écrit sur le nombre de stock-options et les plus-values potentielles avant impôt est exact, je souhaite néanmoins corriger un certain nombre d'affirmations erronées et désobligeantes.

«Ce n'est certes pas en menant un train de vie de folie et en partant à l'oeil en week-end au Maroc pendant des mois que l'on redresse un groupe de 400 000 salariés au bord de la cessation de paiement, mais en travaillant sans cesse et en ne pensant qu'à cela. Les équipes centrales de Vivendi, qui elles aussi ont oeuvré d'arrache-pied et y ont consacré la plupart de leurs week-ends, peuvent en témoigner. Je rappelle qu'en juillet 2002 Vivendi était écrasé par 37 milliards d'euros de dettes et avait cumulé, entre 2001 et 2002, 38 milliards d'euros de pertes. Il est vrai que j'ai une maison à Marrakech, mais je n'y suis allé, en dehors de Noël, que 3 fois en 2002 et 3 fois en 2003, et pour des séjours courts. A chaque occasion, j'ai fait avancer avec les plus hautes autorités marocaines - souvent présentes dans cette ville - notre projet d'acquisition de la majorité de Maroc Telecom, dont tout le monde reconnaît aujourd'hui la pertinence.

«Concernant ma rémunération, les membres du conseil d'administration de Vivendi, qui me pressèrent de prendre en charge le groupe en situation critique, me présentèrent cette mission comme difficile, certes, mais de courte durée. Je ne touchai alors aucun salaire, n

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