Pour la seconde année consécutive, le défrichement de l'Amazonie brésilienne est en baisse. D'août 2005 à juillet 2006, les surfaces déboisées - le plus souvent illégalement - ont reculé de 25 % : elles représentent désormais 14 039 km2, la superficie la plus basse en neuf ans. Une réduction supplémentaire de 30 % est prévue pour la période d'août 2006 à juillet 2007. Même si la couverture végétale, elle, continue de régresser. Le gouvernement de Lula attribue ce résultat, annoncé la semaine dernière, à l'intensification de la lutte contre la coupe et le commerce illégal du bois, ainsi qu'à la création de 20 millions d'hectares de réserves. Paulo Moutinho, coordinateur de recherche à l'ONG Ipam (Institut de recherche environnemental de l'Amazonie), analyse cette évolution.
Comment expliquez-vous le recul du déboisement de l'Amazonie ?
Par les contrôles accrus du gouvernement central. Mais aussi par les efforts de certains des neuf Etats d'Amazonie et ceux des producteurs ruraux [les grands responsables du défrichement, ndlr]. Champion du déboisement jusqu'en 2005, l'Etat du Mato Grosso incite aujourd'hui ses producteurs à respecter l'environnement.
Ces derniers acceptent de s'engager car ils craignent que, dans le cas contraire, leur production ne trouve plus preneur sur le marché international, les consommateurs, en particulier européens, étant de plus en plus attentifs au «commerce éthique».
Enfin, jusqu'ici, le recul de la déforestation a été favoris




