Les mauvaises langues disent que ce sera le grand «Sarkozy show» de l'automne. Les autres - et les écologistes eux-mêmes - soulignent que le Grenelle de l'Environnement sera d'abord un rendez-vous unique en son genre à l'échelle de la planète. Mise en place au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy, cette consultation aura le mérite de réunir autour d'une même table, fin octobre, des acteurs qui ne se parlaient jamais ou alors par banderoles interposées. C'est ainsi que Greenpeace, les Amis de la terre, le WWF et autres ONG écologistes dialoguent déjà avec l'Etat, le Medef, la FNSEA et divers syndicats professionnels ou représentants de la société civile afin de définir, pour octobre, une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables.
Durant l'été, six groupes de travail ont planché sur leur thématique (climat et énergie, biodiversité, santé, démocratie écologique, consommation durable, compétitivité et emploi). Des réunions préparatoires qui ont vu se bousculer beaucoup de monde, les places étant chères pour ces débats parfois houleux. En septembre, les devoirs de vacances de ces groupes seront complétés par des réunions en régions et une consultation du public sur Internet. De ces délibérations doivent émerger 15 à 20 mesures concrètes, la feuille de route environnementale du pays.
Reste que la partie est loin d'être gagnée. Deux sujets risquent de tendre, voire de bloquer les débats : le nucléaire, avec la demande faite au gouve




