Vendredi, la commune d'Houdelaincourt (Meuse) a reçu pour rire les délégations de pays nucléarisés (des Etats-Unis à la Libye) venues réserver leur place dans le futur centre de stockage de déchets radioactifs de Bure (Meuse). C'est ainsi que les manifestants antinucléaire ont entamé leur rendez-vous annuel contre le laboratoire de recherches de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Dimanche, une marche de 15 km autour du site de l'Andra clôturera le week-end.
Comme chaque année, les militants se réunissent au coeur de ce qu'ils appellent le triangle des «Bure-mudes», un paysage de champs labourés, à cheval entre la Meuse et la Haute-Marne. La résistance s'est organisée ici en 1993, année de la décision de l'Andra d'y implanter son labo de recherches dont l'objectif est de vérifier s'il est possible d'enfouir des déchets hautement radioactifs à 500 mètres de profondeur, dans une couche argileuse. Les militants sont convaincus que l'Andra veut enfouir une partie des déchets des centrales françaises à Bure. L'Agence, elle, affirme que les recherches se poursuivent. La loi sur les déchets radioactifs, adoptée en 2006, inscrit le stockage en couche géologique profonde comme l'un des axes de recherche à privilégier. Aucun fût radioactif n'est aujourd'hui entreposé dans le sous-sol lorrain. Néanmoins, les opposants locaux craignent d'en voir arriver dès 2025.
Au-delà du rendez-vous annuel contre le projet d'enfouissement, Bure est devenu le symbo




