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Libération

Pékin sommé de sécuriser ses jouets

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Publié le 06/09/2007 à 9h31

Tous les ingrédients sont là pour faire de cette affaire la saga économique de l'été : des rappels en série de jouets, un suicide, une class action, des interventions chirurgicales sur des enfants, des accusations lancées de part et d'autre du Pacifique. Bref, le groupe américain Mattel est l'acteur clé d'un scénario infernal.

Plomb.Au coeur de l'intrigue : des jouets fabriqués en Chine soupçonnés de contenir une peinture toxique à base de plomb (pouvant causer des dommages cérébraux) ou des aimants mal fixés, potentiellement mortels en cas d'ingestion. Après avoir lancé une ­enquête interne, le leader mondial du secteur a annoncé mardi son troisième rappel de l'été. Cette fois, 844 000 unités sont concernées (soit 522 000 outre-Atlantique et 322 000 dans le reste du monde) : trois modèles de jouets Fisher-Price et huit accessoires de Barbie, livrés entre le 3 août 2006 et le 31 juillet 2007. Hier, la Commission européenne n'a pas exclu d'en venir à interdire l'importation de produits chinois douteux si Pékin n'agit pas pour améliorer ses normes de sécurité.

En quelques semaines, plus de 20 millions de jouets ont été visés. La moitié concerne le marché américain, où trois enfants ont dû subir une intervention chirurgicale à cause d'une perforation aux intestins après avoir avalé des aimants. Le 20 août, suite au deuxième rappel de 18 millions de jouets, une class action(procédure judiciaire collective) a été lancée contre Mattel aux Etats-Unis. Objectif d

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