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Libération

Sarkozy turbine pour une fusion Areva-Alstom

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Publié le 12/09/2007 à 9h36

Il a marié GDF et Suez. Maintenant, il va créer LE groupe mastoc du nucléaire. Sarkozy «Energyman» est lâché. A peine une semaine après avoir fait plier Gérard Mestrallet, le patron de Suez, pour que ce dernier accepte de fusionner avec GDF à ses conditions (Libération du 4 septembre), Sarkozy a fait annoncer hier, par la voix de son porte-parole, qu'«une réflexion stratégique» était lancée concernant le secteur énergétique. L'Elysée réagissait à une information des Echos, révélant que l'Agence des participations de l'Etat, qui dépend de Bercy, avait missionné la banque HSBC et le cabinet McKinsey pour ­réfléchir à une restructuration du capital d'Areva.

L'idée de départ est de fournir à Areva les moyens pour se développer. Anne Lauvergeon, patronne du groupe, espère profiter de la relance du nucléaire pour construire des centrales de troisième génération (EPR). Une simple ouverture du capital pourrait suffire mais, selon plusieurs sources, Sarkozy a d'autres ambitions : il veut marier Areva au groupe industriel Alstom, qui pourrait ainsi vendre ses turbines à la place de Siemens, actuel partenaire d'Areva. Une fusion comme les aiment les marchés - les deux titres ont bondi hier à Paris -, mais qui n'est pas sans obstacle.

Angela va-t-elle se vexer ?

Premier souci, quid de Siemens ? Le conglomérat allemand est présent au capital d'une filiale du groupe français - il possède 34 % d'Areva NP, ex-Framatome - et a fait savoir qu'il était intéressé par une coopé

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