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Libération

Borloo marque son terrain sur Kosciusko

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Publié le 21/09/2007 à 9h45

Al'heure des cadrages-débordements de la Coupe du monde de rugby, le mégaministère de l'environnement s'est offert une séance de recadrage; après, visi­blement, quelques débordements. Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, s'est ainsi vu sucrer hier une semaine aux Etats-Unis durant la­quelle elle devait assister, les 27 et 28 septembre, à la conférence sur le climat organisée par Bush à laquelle il avait, par ailleurs, convié 15 pays. NKM est priée de venir rejoindre son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, sur le porte-bagages de Nicolas Sarkozy, convié le 24 à la tri­bune de l'ONU pour une journée spéciale climat. La cellule diplomatique de l'Elysée devrait éviter à la France de jouer la politique de la ­chaise vide à ce qui est vu, de Paris, comme une sorte «d'OPA» de Bush sur le climat. Visiblement, le «super-ministre» Borloo exige de sa secrétaire d'Etat qu'elle soit présente au démarrage de la consultation publique du Grenelle, en milieu de semaine prochaine. Bref, au charbon.

Même si l'argument peut ne pas sembler illogique, l'annulation in extremis d'une semaine de «soft diplomatie» fait désordre. Borloo ne goûterait plus la médiatisation de sa secrétaire d'Etat. Fini l'époque où il assurait: «Elle, c'est la tête; moi, c'est les jambes.»«Il commence à comprendre l'espace politique que lui offre le Grenelle, note un proche des deux ministres. Après avoir fait contre mauvaise fortune bon coeur, il a compris qu'il

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